Quand on évoque Madagascar, on pense souvent aux lémuriens et aux forêts tropicales du centre de l’île. Pourtant, c’est peut-être dans le Sud que la « Grande Île » révèle son visage le plus surprenant. Ici, la végétation change radicalement : les forêts humides laissent place à des paysages arides, des baobabs solitaires, des canyons de grès et des côtes battues par l’océan Indien. Une région immense, la plus vaste de Madagascar, qui concentre à elle seule une diversité de paysages et de cultures rarement égalée.
Une route mythique : la Nationale 7
Le voyage vers le Sud commence presque toujours par la RN7, l’une des rares routes entièrement goudronnées du pays et véritable colonne vertébrale du tourisme malgache. Elle relie Antananarivo aux portes du Grand Sud en traversant les Hautes Terres centrales, leurs rizières en terrasses et leurs maisons de brique aux toits de chaume. Des étapes comme Antsirabe, surnommée la « ville d’eau » pour ses sources thermales, ou Ambositra, réputée pour son artisanat du bois et sa marqueterie, ponctuent agréablement la descente vers le sud.
Plus loin, le parc national de Ranomafana, classé à l’UNESCO, offre une parenthèse de forêt tropicale humide où vivent une douzaine d’espèces de lémuriens, dont le rare lémurien bambou doré, découvert dans les années 1980. La réserve villageoise d’Anja, près d’Ambalavao, est un autre incontournable : un site d’écotourisme communautaire connu pour ses colonies de lémuriens catta évoluant au milieu d’un chaos de granit spectaculaire.
